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À VÉLO EN MONGOLIE!!La Mongolie fait rêver… La steppe, ses milliers de chevaux galopant librement, son peuple dont l’hospitalité n’est plus à décrire... Mais la Mongolie est aussi un pays aride, où les conditions climatiques, le manque d’eau et le régime alimentaire peuvent parfois transformer une belle aventure en véritable cauchemar.
Nous avons donc cru bon de partager un peu de notre expérience afin de donner quelques trucs à ceux ou celles qui prévoient aller se balader à vélo dans cette contrée nomade. Quand partir???
Le vent. Le vent souffle et souffle dans la steppe. On y comprend comment plusieurs peuples ont pu en venir à aduler cet élément! De la fin avril à la mi-juin, le vent souffle vers l’Est. C’est un facteur à ne pas négliger dans le choix de l’itinéraire.
De la mi-juin à la fin août, la saison des pluies en Mongolie est amorcée. Il semble cependant que le tout ne se limite qu’à quelques orages, 1 ou deux par jour, qui peuvent parfois être violents. Nous l’avons vécu à quelques reprises, parfois nous réfugiant chez les gens, d’autres continuant notre route vers le prochain éclairci!
Paraît-il qu’il peut faire très froid dès septembre et que les routes couvertes de neige sont dangereuses…
Quoi manger??? Quoi boire???
Dans la majorité des villages rencontrés, vous pourrez vous approvisionner en petits biscuits secs, ramen (petit sac de nouilles séchés), galettes mongoles pour le matin, chocolat (pas tout le temps!)… Certes le choix n’est pas énorme et il faut souvent prévoir des réserves pour plusieurs jours, certains villages n’ayant que peu de provisions. Les fruits et légumes sont rares.
Il est également possible de manger dans des « guanz », qui sont dans la majorité des cas des yourtes transformées en "petits restaurants", où l’on vous servira des plats typiquement mongols (nouilles et mouton, riz et mouton, mouton et mouton, …, mouton quoi!) et bien sûr un bol de thé mongol. La difficulté de l'approvisionnement dépendera de l'itinéraire choisi, mais il ne faut surtout pas sous-estimer cette difficulté!!Sinon, et bien nous avons souvent mangé chez les gens, qui s’empressaient de nous inviter. C’est la meilleure façon de découvrir la Mongolie, et de part et d’autre, l’expérience est remarquable. Jamais personne ne nous a demandé ou semblait souhaiter une contribution financière au repas, l’hospitalité étant de mise chez les Mongols. Nous avons donc respecté cette réalité. Lors de notre passage dans une famille nomade (une dizaine de jours…), nous avons" fait les courses" à quelques reprises, contribuant ainsi aux repas de toute la famille.
Prix rencontrés: - En général, un plat coûte entre 1000 et 1500 tughrik - Ramen entre 150 et 300 tughrik. - Un paquet de biscuits entre 500 et 800 tughrik, mais de les acheter en vrac revient moins cher. - 1,5L de boisson gazeuse (pas vraiment de jus disponible!) entre 500 et 800 tughrik.
En juin 2005, 1 $ US équivalait à 1 100 tughrik. Pour ce qui est de l’eau, et bien cela dépend encore une fois de l’itinéraire choisi. La route que nous avons empruntée était plutôt désertique et peu fréquentée; nous transportions donc avec nous près de 22 L d’eau, et faisions le plein dès que cela était possible. Malgré tout, nous avons eu soif. Toutefois, la situation est tout à fait différente dans le centre ou dans le nord du pays. Nous avons toujours filtré notre eau. Où dormir?
Rien de plus simple en Mongolie que de se trouver un site de camping! Souvent, les Mongols vous inviteront à planter votre tente près de leur yourte et à partager un repas avec eux. Sinon, et bien il suffit de se trouver un coin à l’abri du vent, et parfois des regards si l’on veut être plus tranquille, et le tour est joué!
Bon… Alors, qu’elle est la bonne route???
À gauche, à droite ou tout droit??? Même les chauffeurs se perdent en Mongolie. Certaines régions sont mieux tracées que d’autres, mais dans la steppe, dès qu’une piste devient mauvaise, on en crée une nouvelle; ainsi, il peut être facile de se perdre en ce pays.
D’abord, petit conseil, toujours demander à plus d’une personne votre chemin. Nous avons souvent surestimé notre compréhension de la langue et du langage corporel mongol; mais bon, on apprend avec le temps! Il faut aussi s’assurer que la piste visée existe toujours et n’est pas plutôt une piste pour chevaux!!!
Ensuite, il est possible de se procurer un atlas routier mongol à Oulaan Baatar, notamment à « l’Information Center ». Assurez-vous d’avoir les noms des villes à la fois en mongol et en anglais. Une carte topographique détaillée (d’origine russe) est essentielle pour ceux voyageant hors des pistes principales. Souvent, nous avons roulé plus de 300 km sans voir âme qui vive! Il faut alors se débrouiller pour s’orienter! Mais cela dépend bien sûr de l’itinéraire choisi.
Comment communiquer???
Sain Bainuu! Bien sûr, on ne veut pas se limiter aux simples salutations d’usage! De ne savoir que quelques mots de cette langue qui à prime à bord semble si compliquée vous permettra non seulement d’acheter votre nourriture et de demander votre chemin, mais surtout de partager un peu plus que l’espace d’un instant votre intérêt pour la culture mongole.
Nous avons regretté ne pas avoir mis plus de temps avant le départ sur l’apprentissage de cette langue… Nous vous le suggérons donc fortement! Nous avions avec nous un « Phrase Book » de Lonely Planet où nous trouvions des phrases utiles pour communiquer. Nous avions aussi un petit dictionnaire de poche Anglais-Mongol qui complétait merveilleusement le premier (ce dernier acheté à Oulaan Baatar). Essentiel!
Questions d’argent
Ulaan Baatar est certes l’endroit où vous pourrez faire le plein de devises. Visa et Mastercard acceptées! Par la suite, les seules villes où vous pourrez refaire le plein sont les capitales de aimags (provinces mongoles), mais encore là des pannes de courant ou autres problèmes techniques peuvent régulièrement survenir, alors vaut mieux avoir beaucoup d’argent sur soi. De notre côté, nous n’avons jamais eu de problème à retirer avec notre carte VISA, nous avons même été surpris par l’efficacité du système bancaire! Il n’y a pas de guichet automatique en Mongolie. Cela vaut bien sûr pour l’été 2005…
Attention!
L’alcool est un problème majeur en Mongolie. À plusieurs reprises, nous nous sommes faits harceler, voire même agresser, par des hommes en état débriété. À toutes les fois, nous nous trouvions dans des villages, surtout dans les capitales de aimags. Il nous a semblé que l’alcool faisait parfois ressortir de mauvais souvenirs face à l’étranger (époque communiste russe), et notre présence n’était pas toujours appréciée. Bien sûr, jamais nous n’avons vécu de telles situations dans la steppe; mais les villes sont réellement à éviter (mis à part pour se ravitailler), surtout le soir. Vous comprendrez vous-mêmes sur place de toute façon!
Finalement!!!
Partir le coeur léger, la tête libre... Avec le temps, nous avons compris que la meilleure façon de découvrir un pays était de partir avec le moins d’illusions possible. C’est ce que nous vous souhaitons.
La Mongolie est encore épargnée de ce que l’on pourrait appeler la « pollution touristique » et il est du devoir de chacun de faire en sorte qu’elle le soit le plus longtemps possible… À vous de jouer!
P.S. : Petit conseil vélo : apportez avec vous toutes les pièces de rechange, vis inclus, car vous trouverez difficilement ce dont vous aurez besoin, même dans les capitales de aimags. Les Mongols sont par contre de brillants bricoleurs…
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