(Mongolie, 20 juin 2005)
La steppeImmense, grandiose. La saison des vents ne nous a pas rendu la tâche facile, mais la beauté de cette culture, de ce peuple, de ce pays ne peut que nous faire avancer, toujours plus loin, dans nos têtes, comme sur le terrain…Ici et là, on nous invite à prendre le thé, à déguster un peu de yaourt mongol et de crème sûre. L’hospitalité est maître ici, le sourire aussi.

Plus nous avançons, et plus nous découvrons un monde où les traditions semblent se perpétuer à jamais, où l’éducation, celle de la steppe, est au centre de la vie nomade. Souvent, nous dormons dans la yourte ou à ses côtés, partageant l’espace d’un instant une portion de vie qui, par les signes, le regard et le sourire, se transforme en moments magiques, inoubliables. Nous tentons d’apprendre à aimer l’intestin de mouton, mais la tâche est assez ardue!!! Pas certain que nous réussirons! 
Il y a déjà longtemps que nous avons quitté la piste goudronnée, et sincèrement, nous faisons du véritable vélo de montagne, mais avec tout le poids en surplus! Pas toujours facile avec le vent qui souffle, les tempêtes de sable, les cols immenses, le soleil de plomb, mais combien satisfaisant de par toutes ces rencontres, ces apprentissages, ces échanges culturels.

Nous nous dirigeons vers les Monts Altai, où nous tenterons de passer plusieurs jours dans une famille mongole. Un coup de pédale, deux coups de pédale et c’est reparti!!!
CHRONIQUE MONGOLE…
La Mongolie… Immenses étendues de steppes, centaines de chevaux galopant au vent, hospitalité nomade millénaire. Que de belles images nous ont laissées tous ces livres, que de belles images profondément encrées en nous. Mais qu'en est-il de la réalité? Que vit réellement ce peuple au quotidien?
Sans aucun doute, le Mongol nomade vit avec et pour son bétail. De notre œil d'occidental, nous y voyons d'abord une grande liberté: vivre au jour le jour, au gré du temps, à l'écoute des éléments et près de la nature. Mais justement, vivre près de la nature signifie aussi vivre avec ses intempéries; et en ce pays, ils sont omniprésents.

Où sont mes chèvres? Sont-elles toutes là? Ont-elles suffisamment d'eau, ont-elles suffisamment d'herbe? Les loups viendront-ils cette nuit??? L'homme nomade sur son cheval, malgré son calme inhérent, se pose sans cesse mille et une questions.
Les femmes de leur côté restent à la yourte. Tôt le matin, ainsi que tard le soir, elles iront traire leur troupeau afin d'en retirer le lait qui leur permettra de produire une variété de produits: des fromages aux crèmes sures, du lait fermenté (koumiss) au yogourt traditionnel, sans oublier le fameux thé salé qui accompagne tous ceux qui mettent le pied en ce pays… Tout au long de la journée, elles garderont le fort, prépareront les repas, rapiéceront la toile de la yourte, etc, etc.

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