(Népal, 19 nov 2005)

Dernière frontière…

L’arrivée à Katmandu n’a pas été de tout repos…  Après s’être fait surprendre par une montée ardue de 30km, accompagnée de la chaleur et l’humidité que nous offrait notre nouvel environnement, nous nous heurtions au trafic étouffant de la capitale.  Notre horaire quelque peu modifié par la longue ascension de l’avant-midi, nous nous retrouvions à pédaler de nuit dans une jungle de voitures, se criant à tour de rôle des directions dans la cacophonie des klaxons et des moteurs rugissants… 
C’était bien là un avant-goût de ce que nous réservait notre prochaine destination!!!  Plus nous avancions vers l’Inde et plus il y avait de monde.  Le passage à la frontière, notre dernier sur le dos de nos vélos, fut chaotique mais surprenamment rapide.  Puis… Le choc.  Des milliers et des milliers de personnes.  Ces femmes en saris multicolores, ces enfants quêtant les passants, ces hommes portant des charges énormes sur leurs têtes.  Après avoir passé plus de 3 jours dans un petit village rural, nous en savions un peu plus sur ce système des castes qui, encore aujourd’hui, est omniprésent.  Nous en savions également plus sur la place de la femme dans cette société on ne peut plus patriarcale…

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Milles sourires, milles questions, l’Inde nous surprenait, et nous choquait.  Et malgré notre émerveillement, elle nous puisait énormément d’énergie…

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Et voilà!  Nous arrivions aux portes de ce qui devait être notre destination finale : Varanasi… Belle, mythique, Varanasi est unique au monde.  La croyance populaire veut qu’en ce lieu, l’âme quittant le corps de l’homme se rende directement au paradis, s’échappant à tout jamais du cycle des réincarnations…  Et tous les matins, au lever du soleil, des milliers d’hindous viennent se purifier dans le Gange, l’une des rivières les plus polluées de la planète…

Comment pouvions-nous quitter nos vélos si rapidement?  La route et l’expérience nous appelant, nous avons décidé de pédaler jusqu’à Calcutta, notre véritable destination finale. 
Nous sautons sur nos vélos pour les 1000 derniers kilomètres…
 
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