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EN SAVOIR PLUS SUR LE FILM... ET LE PROJET!!!
18 ans. Nous quittions pour la première fois le berceau familial.  Pour Olivier, c’était l’Australie, pour Mélanie, c’était l’Europe. Loin d’être riches, avec aucune expérience de voyage dans notre baluchon, un nouveau monde s’ouvrait à nous...D’abord, c’était la curiosité, la découverte… Nous voyagions sur le pouce, rencontrions une tonne de gens intéressants et tentions, malgré tout, de ne pas trop faire les touristes… Puis, le besoin de partager, d’en apprendre plus sur la culture et sur le mode de vie s’est fait sentir. C’est alors qu’ensemble, nous avons eu le désir de bâtir des projets. Au début, nous pensions pouvoir en apprendre aux gens… Mais rapidement, nous avons réalisé qu’il en était bien autrement… Au contraire, c’est plutôt nous qui apprenions; nous apprenions sur nous-mêmes bien sûr, mais nous apprenions également sur notre façon de vivre, nos habitudes de vie, nos valeurs, la chance que nous avions, parfois, de vivre dans une société technologiquement plus avancée, mais aussi la malchance que nous avions d’évoluer dans un monde aussi individualiste et matérialiste. Les projets se sont donc succédés : Inde, Népal, Madagascar, Afrique du Sud, Île de La Réunion, Mexique… À chaque fois, nous revenions grandis et nous savions que quelque part, nous avions touché des gens. Et à chaque fois, lorsque nous montrions nos images vidéo à nos amis, à notre famille, nous réalisions l’impact que pouvait avoir une image sur une personne. L’effet était impressionnant.  Mais comment en arriver à faire ressentir à un ami ce que nous avions ressenti lorsque, pour la première fois, suite à notre retour de Madagascar, nous étions entrés dans un supermarché? D’abord, le choc de la multitude des choix : des dizaines et des dizaines de marques de céréales, des jus de tomates et palourdes, des jus de tomates et fines herbes, tomates à si, tomates à ça, des yogourts à la vanille, à l’orange, à l’ananas… Il y avait tellement de choix que nous ne savions plus choisir! Puis, il y a eu le choc des formats… Les barres de chocolat jumbo, les sacs de chips géants, les bouteilles de Coke ou de Pepsi de 2L… Sincèrement, nous en perdions la tête. Le véritable choc culturel dont on parle tant s’était en fait produit à notre retour, lorsque nous avions côtoyé à nouveau notre société où tout va si vite, où la consommation est un moyen de réconfort et où l’individualisme est maître. De là est venu l’idée de réaliser un film où le spectateur voyage, vit des émotions, découvre de nouvelles cultures et « réalise » ce que nous réalisons souvent en voyageant dans des pays dits « sous-développés ». L'aventure, subtilement, nous amène donc à nous questionner et à aborder différents sujets: la consommation, notre environnement, la recherche du bonheur, la société... Mais qu'elle est-elle au juste cette société dans laquelle nous évoluons?
Plus souvent qu'autrement, il nous semble que cette société en soit une où le temps presse, où les besoins matériels sont importants, où le confort est assez généralisé, où l’accès aux ressources naturelles et à l’énergie est facile et où les moyens de transport sont rapides et accessibles… En fait, tout est si accessible que facilement, nous oublions d’éteindre les lumières, de cesser de faire couler l’eau lorsque nous lavons la vaisselle, d’éteindre la voiture lorsque nous faisons un arrêt de quelques minutes… Paradoxalement, le type de société dans laquelle nous vivons nous amène souvent à travailler pour consommer, ou pour payer tout ce que nous avons consommé. Rapidement, nous nous retrouvons cloué dans un horaire préfabriqué, le temps manque, la fatigue s’installe, pas question d’aller marcher après une aussi longue journée de travail...
Le PROJET ASIEMUT, par son film, son livre et ses tournées de conférences, se veut donc être "dénonciateur" de modes de vie, ou plutôt incitateur d'actions!!! Mais attention! Il ne s'agit surtout pas de réduire notre société à une simple société de consommation, sans valeur, ni fondement, en perte de latitude. Il ne s’agit pas non plus de dénigrer les progrès technologiques qui font de la vie actuelle un réel délice; ni de comparer les peuples de l'Asie à ceux du Québec puisqu’ils sont beaucoup trop différents de par leur histoire, leur culture et leur évolution. Il s’agit plutôt de mettre en valeur certaines façons de voir la vie qui, appliquées, pourraient avoir un impact important sur le bien-être individuel, et donc sur le bien-être de notre société et sur le bien-être de notre environnement, autant local que planétaire. Trop idéalistes? En fait, nous sommes loin d'être seuls à penser qu'un avenir meilleur est possible! Ici et là, des manifestations s’organisent, des gens s’impliquent, s’informent, s’aident, prennent conscience de la situation actuelle, s’encouragent… Ici et là, des initiatives sont prises, des opinions sont dites, écrites, des opinions comptent. Tranquillement, les questions environnementales ont un poids politique qui ne peut plus être ignoré. Tranquillement, le peuple prend sa place, prend la place qu’il lui revient...
Originalité, émotions, réalisme et optimisme sont donc les mots d’ordre qui nous permettront de faire à partir de sujets souvent abordés, un projet qui amènera à la réflexion et, espérons-le, à l’action. L’effet d’entraînement est parfois beaucoup plus fort que nous pouvons nous l’imaginer!
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